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Patrick Simpson Jones – Un « Oui » à 2000 mètres d’altitude
Confidences – 6 avril 1984
Il savoure son nouveau bonheur...
Par Dominique FRIOCOURT
Le sourire éblouissant du « speakerin » d'Antenne 2 qui ne perd jamais sa bonne humeur, reflète aujourd'hui un bonheur tout spécial, celui de l'homme heureux qui vient enfin d'épouser celle qu'il aime. Ce bonheur porte le nom de Véronique, une jeune femme brune et souriante de 23 ans. Ils s'étaient rencontrés voici presque deux ans aujourd'hui, alors qu'ils passaient tous deux quelques jours de vacances au Sénégal. Ce n'était pas un simple amour de vacances que l'on oublie dès son retour, mais un véritable coup de foudre. Très vite, ils ont compris qu'ils étaient faits l'un pour l'autre et très vite, ils se sont mis à bâtir des projets communs qui ont pris forme le 31 mars. Comme Véronique est bordelaise, Patrick, dès qu'il avait quelques moments de libre, descendait sur sa superbe moto rejoindre celle dont il ne pouvait plus se passer. Véronique, elle aussi, faisait l'aller-retour Bordeaux-Paris. Et, sûrs de leurs sentiments l'un envers l'autre, ils décidèrent d'habiter sous le même toit. Comme tous les couples modernes, même s'ils rêvaient de se marier, ils ont voulu avant « tester » la vie en commun : Nous sommes vraiment faits l'un pour l'autre, dit Patrick, et cette expérience nous ayant parfaitement réussi, il était grand temps de nous marier, nous avions attendu suffisamment, ajoute-t-il en regardant tendrement Véronique. Ainsi, aujourd'hui, Véronique porte le nom de Simpson-Jones. Ils se sont dit «oui» à l'Alpe d'Huez. Ce fut un mariage civil tout simple qui, selon la volonté de Patrick et de Véronique, a été célébré dans l'intimité, en famille, avec seulement quelques amis. Parmi ces derniers, Dorothée qui, avec sa bonne humeur, a accepté avec joie d'être le témoin de Patrick. Pas de voyage de noces, pour l'instant, nous a affirmé Patrick, après la cérémonie. Je suis malheureusement trop bousculé en ce moment, mais dès que ce sera possible, nous partirons en lune de miel, à Tahiti…
Un projet qu'ils nourrissent de- puis très longtemps et auquel ils tiennent tout particulièrement, comme une promesse qu'ils se sont faite l'un à l'autre. Ravissante dans sa tenue sobre et claire, Véronique, outre l'alliance qu'elle porte désormais au doigt, possède aussi une bague composée de trois diamants Patrick lui avait offerte au jour de leurs fiançailles, trois diamants, deux symbolisent leur union, et le troisième, ce qu'ils espèrent depuis longtemps, un enfant : Oui, aujourd'hui, c'est notre plus cher désir, nous confient-ils, heureux et ne cachant pas leur bonheur.
Mariage à la française pour le speakerin

Télé 7 jours – 7 avril 1984
Tant pis pour Margaret Thatcher et tant mieux peut-être pour les relations entre l'Angleterre et la France, mais Patrick Simpson Jones, 31 ans, notre « speakerin » national vient de se marier ce 31 mars !
Mariage au sommet... de l'Alpe d'Huez, à la mairie, avec Véronique Destenabes, 23 ans, Bordelaise et sans profession, en présence de deux témoins de charme: pour Patrick, Dorothée, l'amie des enfants, et pour Véronique, Sophie Renoir, arrière-petite-fille du peintre Auguste Renoir et comédienne que vous pourrez voir bientôt dans la série de TF 1 « L'Homme de Suez ». Après ce mariage civil, pas de voyage de noces au programme du « speakerin » d'Antenne 2... mais un brevet de pilote d'hélicoptère, un projet de jeu pour « Canal Plus », la quatrième chaine : « Envol », une série à suspense : « Les Chasseurs d'hommes », et un nouveau disque « Une lettre de toi », dédiée, cela va de soi, à Mme Simpson Jones. Véronique est désormais citoyenne franco-britannique, et Patrick l'épousera de nouveau, cet été – à l'église - non pas dans un village anglais, mais, au Cap Skirring, au chaud soleil du Sénégal. Tant pis, une fois de plus, pour Margaret Tatcher !
Lise GENET - Photo Michel RISTROPH
Patrick Simpson-Jones quitte A2 pour TF1 : « Je rejoins Dorothée »

France-Soir – 1987
UN nouveau locataire dans la maison Bouygues : Patrick Simpson-Jones déménage. Il quitte Antenne 2 et rejoint Dorothée sur la Une. Dès la rentrée, il animera, en= sa compagnie, une nouvelle émission pour les jeunes. « Antenne 2 n'a fait aucun effort pour me garder. Mais j'y suis resté neuf ans et c'était ma famille… »
Sentimental, Patrick Simpson-Jones ? Certainement. Mais il n'est pas mécontent de « quitter papa et maman pour s'en aller fonder une nouvelle famille ! » D'ailleurs, chez Bouygues, il est en terrain connu : « J'ai rencontré Do (traduisez Dorothée) il y a neuf ans. On se connaît bien et on est très complices. Nous allons faire du bon travail. »
Un nouveau disque
Déjà, Patrick se prépare à « drainer toute la jeunesse sur TF 1 ».
« Il va falloir bouger. Les enfants sont très exigeants. Ils ne pardonnent rien, disent toujours la vérité. Avec eux, pas de complaisance possible. »
Simpson-Jones animera une émission sur le sport et un mini-journal pour les jeunes. Présenter les émissions des autres, c'est fini ! Celui qu'on a pris l'habitude d'appeler « le speakerin d'A2 » veut prendre des risques. Des projets, il en a à la pelle : un nouveau disque, un feuilleton avec Dorothée... Patrick Simpson-Jones a envie de casser la baraque. Il est vrai qu'il a un avenir à bâtir: "Voilà, c'est- fait, je suis un Bouygues-man !"
Patrick Simpson Jones a cassé le nez du prince Charles

Télé Star – 1987
D'abord, il a eu peur. De quoi ? Revivre avec TF1 ses débuts sur A2 ? Retrouver Dorothée et les gosses, comme en 1979 ? « Je me demandais ce que j'avais à y gagner, dit Patrick Simpson-Jones. Et je me suis dit que je n'avais rien à perdre. Sur A2, je passais mon temps à remplacer les gens. J'y ai tout fait ou presque : les journaux, "L'école des fans", "Télématin", et le speakerin. TF1 me demandait plus. Enfin ! »
Juste pour le mois dernier, deux cent soixante heures de tournage, avec des pointes de seize à dix-sept heures par jour. De nouvelles chansons, bientôt, et un reportage, en novembre, sur son propre mariage, à Tahiti. Patrick, après avoir conduit Sam, sa fiancée blonde, à la mairie de Boulogne, poursuivra les festivités en plein Pacifique, pour la cérémonie religieuse : « Les enfants pourront voir comment ça se passe là-bas. » Seul inconvénient à ce débordement d’activités : faute de sport. Pat s'empâte. Lui le champion de tennis, de cricket, de ski, de hockey (sur gazon) et de rugby a tout juste le temps de piquer un sprint, au Bois de Boulogne.
Malgré tout, il y a une idée à laquelle Simpson-Jones n'a pas renoncé : enseigner aux Français la langue de Margaret Thatcher. Grâce à la télé. « Je trouve invraisemblable qu'on n'ait encore rien fait dans ce sens. J'avais déjà proposé une idée d'émission à A2. J'aurai peut-être plus de succès sur TF1. »
Mais il ne se fait pas trop d'illusions : « Le fait de savoir parler quatre langues m'a causé plus de tort qu'autre chose. On s'est méfié de moi. Et pourtant... Le prince Charles, par exemple. J'ai passé quatre ans avec lui dans un collège écossais. On se tutoyait. Je lui ai quasi cassé le nez au rugby. J'aurais très bien pu l'interviewer, à Cannes. Vous croyez qu'ils y auraient pensé ? »
F. M.
PHOTO BOURGUET
Patrick – Un avenir à bâtir

Télé magazine – 30 janvier 1988
Patrick Simpson-Jones a rejoint Dorothée sur la Une mais n'a pas pour autant
abandonné son projet d'animer une émission culturelle. En 1982, Antenne 2 avait décidé de changer les habitudes et d'offrir aux téléspectatrices un présentateur. Patrick Simpson-Jones fut en effet le premier homme à entrer dans le gynécée des speakerines. Un rôle qu'il accepta au début comme un défi, un pari à relever. Mais il faut bien admettre que dans les trois mètres carrés de la cabine de présentation, on finit par manquer d'oxygène.
PLUS DE PLAN SERRE
L'homme-tronc eut envie de se dégourdir les jambes : « Je ne renie pas cette expérience, mais mon « originalité » s'est vite transformée en handicap. J'ai mené une vie fabuleuse mais j'en ai eu assez d'être cadré en plan serré. » Simpson-Jones espérait se voir confier d'autres fonctions toujours au sein d'Antenne 2 à qui il soumit un projet d'émission sur le sport qu'il avait conçu avec son confrère et ami Patrice Laffont, mais aucune proposition ne lui est parvenue.
Pourtant, depuis son arrivée en 1979 sur la deuxième chaîne, Mister Jones a pu faire ses preuves. Il y a tout fait ou presque : « L'école des fans », en passant par « Télé-matin », « Entrez les artistes » ou « Des chiffres et des lettres ». Encore un polyvalent qui effraie... Parce qu'en plus, Mister Jones, de père anglais et de mère corse, parle quatre langues. « Le fait de connaître plusieurs langues étrangères m'a en fait causé plus de tort qu'autre chose. On s'est méfié de moi ».
UNE NOUVELLE FAMILLE
Patrick-Simpson Jones a donc déménagé. Il a quitté Antenne 2 pour TF1, dans l'espoir que la maison Bouygues lui offre la possibilité de construire un avenir solide. « Antenne 2 n'a fait aucun effort pour me garder. J'y suis resté neuf ans et c'était ma famille... » En tout cas, là, il peut enfin faire autre chose que présenter les émissions des autres... En compagnie de Dorothée, qui était déjà sa complice en 1979 dans « Récré A2 », il anime une émission pour les jeunes : « Dorothée matin ». « C'est la plus grande production de télévision : neuf heures d'émission par semaine, ce qui signifie un travail énorme ». En un mois, deux-cent soixante heures de tournage, avec des pointes de dix- sept heures par jour : « Je ne ferais pas ça toute ma vie mais c'est passionnant de travailler avec les gosses. Ils ne pardonnent rien, mais disent toujours la vérité. Avec eux, pas de complaisance possible ».
Quant aux idées l'animateur n'en manque pas bientôt un nouveau disque, et puis un projet auquel il n'a pas renoncé : enseigner la langue de Shakespeare aux Français grâce à une émission originale et divertissante. Mais, face aux séries et aux jeux télévisés, un tel projet a-t-il une chance d’aboutir ?
Valérie Philippe
La fournée de Simpson Johns

L’est républicain – 25 mars 1989
Après la présentation d'émissions pour enfants, Patrick Simpson Johns a été journaliste, puis speakerin. Aujourd'hui, avec Dorothée, il joue la comédie dans Pas de pitié pour les croissants, le dimanche matin sur TF1. Portrait d'un homme qui a tout fait à l'envers.
II la connait depuis dix ans. Il travaille vingt-six heures de la semaine en sa compagnie. Avec elle, le dimanche matin, il n'a pas de pitié pour les croissants... Vous aussi vous trouvez ça louche ? Et pourtant, non, Patrick Simpson Johns n’est pas le mari de Dorothée. Juste un vieux copain : « En 1978, rappelle-t-il, j'ai eu la chance de rencontrer Jacqueline Joubert, responsable de l'unité jeunesse sur A2. Elle m'a embauché avec une autre débutante : Dorothée. »
Entré à la télévision par la petite porte. Patrick Simpson Johns fait progressivement son trou. Il commence par remplacer Jacques Martin : « Pendant deux ans, j'ai été très proche de Jacques. C'est moi qui l'ai remplacé à "Incroyable mais vrai", "L'école des fans", "Entrée des artistes". Avec lui, j'ai beaucoup appris. » Délaissant l'animation, il se lance dans le journalisme, profite de ses connaissances en anglais, touche à tout sauf à la politique. En janvier 82, il innove en devenant le premier speakerin : « Le président de la chaîne, Pierre Desgraupe, avait décidé de choisir un homme pour présenter les programmes. Quand on m'a annoncé qu'il voulait que ce soit moi, je me suis dit : Why not ? (Pourquoi pas) C'est toujours amusant d'être le premier à faire quelque chose. Il ne faut pas se leurrer, plus il y a de pub sur vous, plus on a de travail »
Pas si sûr, car il l'avoue lui-même : "En France, on a la sale manie de vous cataloguer. On ne m'a jamais donné d'émission sur A2, parce que j'étais "le" speakerin. Quand Dorothée, passée sur la Une, fait appel à lui, il accepte : "Dorothée m'a proposé de participer à ses émissions, j'ai dit aux responsables d'A2 TF1 multiplie par cinq mon salaire. Vous ne pouvez pas en faire autant mais offrez-moi un boulot qui m'intéresse et je reste... Sans succès »
Revenu à ses premières amours, la jeunesse, il joue la comédie dans « Pas de pitié pour les croissants » mais avoue être contre le divertissement à 100% « On peut divertir sans abrutir en apportant un plus. Mon projet : réaliser un soap quotidien de cinq minutes sur une famille française émigrée en Angleterre » ... « Si cela pouvait se faire, ce serait un peu mon bébé »
Emmanuelle Hausler


