Articles - 1994
- "Vedette Plus" n°1
- La villette en fête !
- Dorothée ne pense qu’à ça !
- Dorothée virée de la télé à 20 ans
- Dorothée on the rocks
- Dorothée : "Je rêve d'adopter un enfant, mais mon métier m'en empêche"
- David Hasselhoff : Il veut Dorothée pour partenaire!
- Dorothée – Rock à Nashville
- Sur France 2 après Canal+ - Maureen pour les enfants
- Maureen Dor : « J’aimerais bien parler à Dorothée »
"Vedette Plus" n°1
Janvier 1994
IL ETAIT UNE FOIS DOROTHEE
C'est un 14 juillet à Paris, juste à l'heure où les fusées multicolores du feu d'artifice envolent dans le ciel une pluie d'étoiles, que Dorothée est née. Est-ce un signe du destin? Une future star vient de voir le jour.
LE CINEMA ET DOROTHEE
C'est à deux reprises que le cinéma lui fait signe. La première fois c'est grâce à François Truffaut qui lui demande de jouer dans "L'Amour en fuite". Elle fera avec lui ses premiers pas de comédienne. La seconde, c'est Robert Enrico qui lui proposera de jouer aux côtés de Philippe Noiret et Michel Serrault : "Pile ou Face".
PREMIERS DISQUES DE PLATINE
Sous le soleil de la Croisette à Cannes, Dorothée reçoit des mains de son ami Guy Lux une récompense inoubliable des disques de platine, pour "Rox et Rouky" et "Hou la menteuse". C'était au cours du Midem 83. Depuis ce jour, chaque année, elle sera disque d'or ou de platine.
PREMIERES COMEDIES MUSICALES
Les comédies musicales, elle les adore ! Pour ses premiers shows elle sera entourée d'amis qui aujourd'hui encore sont à ses côtés dans ses rock ‘n shows Carlos, Jacky, Patrick Simpson Jones. La première comédie musicale dans laquelle elle chante est une sorte de conte de fées moderne "Dorothée au pays des chansons" qui sera le spectacle de fin d'année d'Antenne 2.
HOU LA MENTEUSE
Une des photos parmi celles prises par le photographe pour illustrer le disque "Hou la menteuse".
ROXAN ET ATCHOUM
Dans les premiers bureaux d'AB Productions situés avenue d'lena à Paris, Roxan dans le bureau de Dorothée a déjà pris l'habitude de rester couché sur la table de travail de sa maîtresse. Atchoum, le fils de Roxan, fait aussi partie de la famille puisqu'il a été adopté par la femme du producteur de Dorothée.
VICTOIRE DE LA MUSIQUE
1985 toute la profession décerne à Dorothée une victoire de la musique. Jacky, son ami et son complice de toujours, partage avec elle son émotion. Jacky suivra Dorothée tout au long de sa carrière et aujourd'hui il présente avec elle "Le club Dorothée".
LA MACHINE AVALE
L'Olympia devient trop petit pour ses nouveaux spectacles. C'est le Zénith qu'elle va choisir pour se produire. Chaque soir, près de six mille personnes viendront l'applaudir. Ensuite ça sera Bercy, la salle la plus prestigieuse de France, elle y fera quatre concerts.
EN VACANCES
Dorothée aime les balades en montagne mais Roxan, lui, préfère se faire porter par sa maîtresse...
DOROTHEE MADE IN JAPAN
Si Dorothée est star dans son pays, elle l'est aussi au Japon. Elle y a été invitée pour tourner dans trois séries télévisées : Giraya, Live Man, et Mask Rider Black.
AU PAYS DES STARS
Dorothée adore passer ses vacances à Los Angeles, dans ce pays des plus grandes stars.
DES SUPER MEGA SHOWS
Des shows pour la rentrée ou pour le réveillon, chaque année Dorothée nous les offre avec en invités les noms les plus prestigieux du rock ‘n roll. "Les Musclés" posent avec Percy Sledges, invité cette année.
ROXAN LE COPAIN DU « CLUB DOROTHEE »
Tous les mercredis matin, quand débute le Club Dorothée, Roxan est présent, couché sur la table. Ce n'est qu'une fois qu'il est sûr que l'émission est bien commencée qu'il quitte le bureau.
La villette en fête !
L’inter-Forain – Janvier 1994
C'est le 4 décembre dernier que s'est ouverte la fête de la Villette où... plus d'une soixantaine de métiers se sont installés sur l'esplanade devant la Grande Halle avec cette année la bénédiction de la Ville de Paris (alors qu'en février dernier, l'installation s'était faite de force). C'est le premier résultat de la convention signée entre les forains et la mairie de Paris et l'Etat représenté par Jacques Toubon, ministre de la Culture. Sur l'esplanade, les petits parisiens et les enfants en visite pour les fêtes de Noël peuvent au son de l'orgue de barbarie, trouver autour de la grande roue des manèges tels que le Galopant, le Voltigeur, le Toboggan ainsi que les jeux de fléchettes, casse-boîtes ou bouffe-balles sans oublier des attractions pour toute la famille, ni les restaurants de Camille et de Didine pour ceux qui souhaitent se restaurer sur place.
Les forains de la Villette ont choisi Dorothée comme marraine, et c'est au cours de la présentation à la presse qu'ils lui ont remis un magnifique "cheval de bois" ! Au cours de cette manifestation, M. De Préaumont, président de l'office municipal des fêtes de la Ville de Paris, a annoncé le spectacle (gratuit) offert par la ville sous la grande halle : le "Méga Jacky Show" avec les comédiens de "Premiers baisers" et de "Salut les Musclés" en présence de Dorothée. Un spectacle biquotidien qui a attiré de très nombreux enfants, qui, ensuite, s'en allaient découvrir les manèges. En plus, les forains ont offert à la Ville de Paris, un superbe cadeau de Noël pour les petits parisiens : 100.000 bons pour une attraction gratuite. Bons qui étaient à retirer dans les mairies d'arrondissement. Quant à la promotion de la fête de la Villette et du spectacle de Jacky, elle était assurée par le club Dorothée de TF1, par Europe 1 et le journal le Parisien.
L'objectif indiscret de l'Inter Forain a saisi quelques temps forts de la présentation de ces différents évenements à la presse.
Dorothée ne pense qu’à ça !

1994
Pas de vacances pour la grande sœur. Tout en continuant d'animer ses émissions, elle chante à travers la France et passe par Bercy du 15 au 26 janvier. Sans angoisse : elle n'a pas le temps !
Elle a commencé sa tournée à Lille le 5 janvier. C'est de là qu'elle nous a répondu en direct. "Pour ce nouveau spectacle, dit-elle, je suis entourée de huit danseurs. Côté musiciens, il y aura les cinq « Musclés » plus deux claviers, deux choristes, deux guitaristes. Nous serons vingt en piste. Mais Bercy, c'est grand, il faut remplir la scène. Côté technique, il y aura de nouvelles lumières, une nouvelle technique de son. Côté musique, ce sera plus rock'n roll que d'habitude."
Pendant toute la période de ses concerts, Dorothée tournera ses émissions en duplex des villes où elle sera. Une partie de l'équipe sera dans le studio à Paris et Dorothée interviendra de la ville où elle se trouve. C'est dire si son emploi du temps va être malmené : "Oui, dit-elle, ce sont des semaines chargées qui s'annoncent. Mais comme je suis toujours aussi enthousiaste, tout va bien. Pour moi, c'est toujours aussi important. D'ailleurs pendant cette période de concerts, je ne peux pas penser à quoi que ce soit d'autre. Pendant mes spectacles, je ne pense qu'à ça"
Durant ses vingt ans de carrière, Dorothée n'a pas perdu la foi. Pourtant, elle a dû affronter quelques épreuves, en particulier les critiques acerbes de ses détracteurs. Si elle est aimée des enfants, elle ne fait pas l'unanimité parmi les adultes. Ils lui reprochent notamment une omniprésence dans la grille des programmes. Il faut dire qu'elle occupe tous les jours deux heures et demie sur la chaîne la plus regardée de France. Et c'est sans compter les émissions où elle n'apparaît pas mais auxquelles elle est liée, car elle est associée à la production de bon nombre de sitcoms d'AB Production, comme Hélène et les garçons, Le Miel et les abeilles et maintenant les Filles, le petit dernier dans la grande tradition des feuilletons d'AB.
On ne change pas une équipe qui gagne...
Ce n'est pas seulement sa présence que certains reprochent à Dorothée, c'est aussi le contenu des émissions. Trop de violence dans les dessins animés japonais notamment, le niveau parfois bas du propos. Mais si Dorothée a du punch sur scène, elle a aussi du répondant à la ville : "Mais non, ce n'est pas violent. Reste que, après toutes ces attaques, on s'est dit On ne va pas choquer tout le monde. On a donc pris un staff de psychologues qui regardent et visionnent tout et qui, en plus, exercent (ce ne sont pas des gens au placard). Et quand ils ont le moindre doute, on coupe. Donc il n'y a pas de violence, simplement de l'action. Et aujourd'hui nous en sommes à 70% de productions françaises et européennes. D'ailleurs, je vous signale au passage que Disney, c'est fait au Japon ! » Pour ce qui est du niveau des émissions, elle poursuit : "Franchement, on en propose pour tous les styles, tous les âges, tous
les gens. Ce n'est pas facile de monter une émission comme celle-ci. Le "Club science", formidable séquence présentée par Michel Chevalet, a été longue à mettre en place. Il arrive aussi que je veuille imposer des rubriques que les jeunes rejettent. Ce fut le cas pour la rubrique livres."
Voilà pour les réponses aux critiques publiques. Pour ce qui est des attaques privées, Dorothée ne se laisse pas faire non plus. A Antoine de Caunes qui avait dit : "Dorothée n'a ni humour, ni opinion, ni courage, ni le courage de ses opinions", elle a écrit, avec les Musclés, une chanson qui s'intitulait "Antoine Daicone" et disait du présentateur : "Que sa méchanceté le ravalait au rang de bête". Et quand Laurent Baffie l'avait « bousculée » sur le plateau de Double jeu, elle avait répliqué en lui renversant un seau d'eau sur la tête.
Enfin, quand on demande à Dorothée, ce qu'elle fera quand elle sera grande, elle répond : "Je n'ai jamais rien planifié. Je ne peux rien répondre bien qu'on s'obstine à me poser la question et à me rappeler mes quarante ans."
La chanteuse-animatrice-productrice ne semble pas se faire beaucoup de soucis. Quoi qu'il arrive, elle ne manque pas d'arguments pour se défendre...
Sophie Prim
SA TOURNÉE
Quelques dates après Bercy : Nantes le 29 janvier, Rennes le 30. Toulouse le 2 février, Montpellier le 4, Nîmes le 5, Grenoble le 6, Mulhouse le 13, Reims le 15, Metz le 18.
Dorothée virée de la télé à 20 ans

Télé 7 jours - 1994
Beaucoup de ses jeunes admirateurs la connaissent mail. Ils vont être comblés avec le livre qui lui est consacré.
Comment la petite Frédérique - son vrai prénom - s'est retrouvée, après le bac, animatrice d'une émission pour les enfants sur la première chaîne, sans piston ni relations. Comment elle a perdu sa place, et comment elle est revenue, et devenue une star !
Est-ce un signe du destin ? Dorothée nait un 14 juillet, à Paris, à 22 h 45, juste au moment où s'envolent vers le ciel les fusées multicolores du feu d'artifice célébrant notre fête nationale. Est-ce un autre signe du destin ? La maternité où elle pousse son premier cri s'appelle la clinique des Belles-Feuilles. Son père, Ingénieur, invente de nouveaux procédés de thermoformage. Mais il a failli chanter dans l'orchestre de Ray Ventura. Hélas, ses parents s'y sont opposés. Sa mère occupe la position fort respectable de femme au foyer Dorothée prend des cours de danse et apprend le piano... Toutes ses études, de la maternelle au bac, elle les fera au collège Notre-Dame, de Bourg-la-Reine. C'est une élève parfaite... mis à part qu'elle se fera exclure du cours de danse parce qu'elle dissipe trop ses petites camarades en faisant le clown Elle est douée pour la musique. A 11 ans, elle obtient le troisième prix du concours Nerini, un concours célèbre pour débutants, en jouant une sonate de Mozart au piano. (…)
Dorothée a très bien commencé l’année en triomphant avec son album 2394 et son spectacle à Bercy. Elle part en tournée en France une trentaine de concerts prévus jusque début avril.
Dorothée on the rocks
France Soir - 13 janvier 1994
C'est reparti pour un tour... de chant ! Personne ne peut arrêter Dorothée lorsqu'elle est lâchée ! Pas contente de ses vingt-six heures de télévision hebdomadaires, l'idole des tout jeunes monte sur la scène de Bercy pour une dizaine de spectacles, avant de partir en province jusqu'au mois d'avril. Comme chaque année, elle part à la rencontre de ses fans en culottes courtes et leur offre d'un coup de guitares électrique quelques moments de féerie. Pour cette cuvée 94, l'animatrice promet un spectacle plus rock ‘n roll...
- France Soir : Chaque année vous montez un nouveau spectacle. Pourquoi cette frénésie de la scène ?
- Dorothée : D'abord il y a une demande. Ensuite, j'ai besoin de rencontrer, de voir le public, en vrai. Mais depuis le temps que je fais des scènes, j'ai toujours autant le trac, en permanence. En fait, j'ai la hantise de ne pas plaire.
- France Soir : Faites-vous votre propre autocritique après le spectacle ?
- Dorothée : Bien sûr ! Et même pendant l'entracte. On note tout ce qui ne va pas. On a fait trois jours en province avant Bercy pour bien se régler.
- France Soir : Vous êtes bien entourée pour ce spectacle...
- Dorothée : Oh oui. En plus des Musclés, j'ai deux guitaristes, un clavier, deux choristes, et six danseurs qui exécuteront quelques figures acrobatiques. J'ai plein de surprises : des guitares qui vont s'envoler, un ballet africain; Et puis nous ferons une séquence "Souvenirs, souvenirs" avec un medley, histoire de se rappeler les vieilles chansons. Le spectacle sera très rock ‘n roll parce que les jeunes adorent ça et nous aussi. Les années 60 reviennent en force en ce moment. Il faut que ça bouge ! Mais je chanterai des chansons douces aussi.
- France Soir : Envisagez-vous un jour de changer de créneau, de vous adresser aux adultes, plutôt qu'aux enfants ?
- Dorothée : Mais je m'adresse à toute la famille ! Il n'y a pas de meilleur créneau : j'ai beaucoup de parents, de grands-parents qui viennent et qui s'amusent à mes spectacles. J'ai un éclairage spécial qui me permet de les voir : tous ces petits bouts qui dansent dans les allées, c'est touchant : parfois, j'en oublierai presque de chanter !
- France Soir : Par vos multiples activités télévisées et artistiques, vous êtes surexposée. Vous ne craignez pas l'usure ?
- Dorothée : J'ai la chance de ne pas être seule : on est toute une équipe et on s'amuse tous. On change tout le temps le cours des émissions. Il n'y a pas de lassitude de notre part, c'est ce qui explique qu'on soit toujours là.
- France Soir : Est-ce que vous avez déjà envisagé de tout arrêter ?
- Dorothée : Oh, je ne ferai pas ça jusqu'à 100 ans ! J'arrêterai le jour où je ne serai plus sincère ; où le public me le demandera parce qu'il se lasse. A ce moment-là, il faut stopper net !
Corinne Calmet
Dorothée : "Je rêve d'adopter un enfant, mais mon métier m'en empêche"
Paris Match - 20 Janvier 1994
Dorothée propose 26 heures d’émissions hebdomadaires sur TF1, a sorti 14 albums en 12 ans (14 millions de disques vendus), anime un journal mensuel pour 150 000 lecteurs et revient à Bercy du 15 au 26 janvier, elle nous ouvre les portes de son hôtel particulier de Gentilly, en compagnie de ses filleules.
- Vous n’avez pas d’enfant, pas de neveux, seulement des filleules. Avez-vous tout de même l’impression de connaître les enfants ?
- On peut les connaître sans être mère soi-même. J’ai toujours dit que j’aimerais en avoir deux. Lorsque je vois les images de bébés orphelins en Roumanie ou dans d’autres pays, je suis très tentée d’en adopter. Et puis, la raison l’emporte. Ces enfants sont déjà traumatisés par la perte de leur mère. Plus que d’autres, ils ont besoin d’une présence constante que je ne peux leur offrir. Entre mes tournées et mes heures de studio, il ne serait pas raisonnable de prendre une telle responsabilité.
- D’où vient votre passion pour les enfants ?
- Je l’ignore. Je m’entends bien avec eux. J’ai leur âge…
- Vous trouvez-vous enfantine ?
- J’ai 4 ans ! Je suis aussi naïve qu’eux. J’ai leur enthousiasme. Je ne vois pas la méchanceté chez les autres.
- Leur franchise aussi ?
- Lorsqu’on fait un spectacle, on ne triche pas. J’apprécie le sens critique des enfants. Lorsqu’ils aiment quelque chose, ils le disent. Quand ils n’aiment pas, ils le disent également. Et puis, ils aiment rire et s’amuser. Moi aussi.
- Pourquoi éprouvent-ils autant d’amour et de tendresse pour vous ?
- Parce que je m’amuse avec eux et qu’ils savent que je suis sincère. Pas question de tricher, ils sont trop fins.
- Avez-vous conscience de votre rôle vis-à-vis des enfants ? Quel est-il ?
- Je n’en ai pas, justement. Je suis à leur service. Je ne fais pas une émission pour moi, mais pour eux. Je surveille ma façon de m’exprimer, je ne dis jamais rien de négatif. Et puis, des psychologues contrôlent les dessins animés et les séries que nous achetons. Parfois, ils les censurent. Nous sommes extrêmement vigilants. Je suis très consciente de l’importance de la télévision et de son impact sur les enfants.
- Depuis 10 ans, avez-vous l’impression qu’ils ont changé ?
- Aujourd’hui, j’ai la même conversation avec un enfant de 6 ans que celle que j’avais avec un enfant de 11 ans il y a 10 ans. Grâce à la télévision, aux jeux, ils ont gagné 5 ans. Ils apprennent très vite, et de plus en plus jeunes. Je suis surprise par leur connaissance du monde de la politique. A 10 ans, ils n’ignorent rien de la composition du gouvernement, alors que j’ai de graves lacunes dans ce domaine. Ils sont au courant de ce qui se passe dans le monde, en ex-Yougoslavie par exemple. Ils me disent souvent : « Nous ne pouvons pas vivre normalement, comme si de rien n’était, et laisser les autres dans la peine. Il faut les aider. » Ce sont eux qui font bouger leurs parents. Ils savent aussi que leur avenir est entre leurs mains, qu’il leur appartient de le créer.
- « Les vedettes, qu’elles soient comédiennes ou chanteuses, sont enfermées dans leur succès, a expliqué récemment Christine Castelain-Meunier, sociologue et chercheur au C.N.R.S. Elles sont contraintes à tout centrer sur elles pour réussir. Elles développent de ce fait un énorme narcissisme. Elles sont obligées de changer constamment leur image, de la faire évoluer, ce qui leur demande une énergie énorme et explique leur grande fragilité. Elles ont aussi besoin d’un soutien, d’un homme qui leur donne de l’affection, de la tendresse. »Qu’en pensez-vous ?
- Cette femme doit avoir un problème. C’est une vision complètement négative de notre métier. Les artistes ne sont pas des êtres narcissiques. Ils ne sont pas plus sensibles que les autres. Quant à l’amour, l’amitié, la tendresse, toutes les femmes en ont besoin ! Il faut en recevoir et en donner. La vie ne serait pas très drôle sans cela.
- Pourquoi ne vous êtes-vous jamais mariée ? Le travail ne vous mettrait-il pas moins en danger que l’amour ?
- C’est mon jardin secret.
- Avec vous, on a l’impression que « tout le monde il est beau, il est gentil ». Et si ce n’était qu’une façade pour ne pas décevoir ceux qui vous ont mise en haut de l’affiche ?
- Il y a des méchants, des odieux, mais, ceux-là, je refuse de les voir. Autant être positif, s’attacher au bon côté des êtres.
- Vous faites de la télévision depuis 20 ans. N’êtes-vous pas un peu lassée ?
- Pas encore. Le jour où j’en aurai marre, je m’arrêterai. Quand ? Je n’en sais rien. Pour faire quoi ? Je l’ignore. Je n’ai jamais vu plus loin que le bout de mon nez. Je suis une cigale.
- Vous avez dit un jour : « Je n’ai pas d’ambition. » Peut-on réussir dans la vie sans être ambitieux ?
- « Ambition » est un mot que je n’aime pas. Cela veut dire être prêt à tout pour réussir, ne rien respecter. Moi, j’essaie seulement de bien faire mon travail. Je n’ai pas de plan de carrière. Je saisis la chance et l’occasion.
- Il paraît que vous n’êtes pas une femme d’affaires ?
- C’est vrai. Souvent, ma banque me téléphone pour m’annoncer que je vais être à découvert. Pourtant, je n’ai aucun luxe. Je n’achète ni œuvres d’art ni meubles coûteux. Je conduis une Mini. Mon seul luxe est de savoir que je peux inviter mes amis au restaurant quand je veux et leur offrir des cadeaux.
- Que répondez-vous à vos détracteurs ?
- Si la critique est justifiée, je m’incline. Si elle est gratuite, j’essaie de l’oublier. Je n’en fais pas un monde, car il paraît que c’est la rançon du succès.
Interview : Gisèle Galante
Photos : Elsa Trillat
David Hasselhoff : Il veut Dorothée pour partenaire!
Télé 7 Jours - 3 Septembre 1994
Ils se connaissaient déjà depuis que la série est diffusée dans « Des millions de copains » le dimanche (reprise le 4 septembre) et depuis qu'il a participé à son show de Noël. Elle a profité de ses vacances-travail (l'enregistrement de son prochain album) pour écouter ses propositions (honnêtes). Elle nie dit pas non à un rôle, même en maillot !
Elle ne se prend ni pour Pamela Anderson ni pour Nicole Eggert. Elles ont des formes auxquelles elle ne prétend pas! Pourtant, cela n'empêche pas Dorothée d'avoir toutes les chances de se retrouver un jour prochain au générique d’Alerte à Malibu. David Hasselhoff la veut et ce n'est pas un caprice de star. Elle a profité de ses vacances-travail aux Etats-Unis (l'enregistrement de son prochain album) pour le rencontrer sur les lieux mêmes du tournage, au bord de l'océan, à Malibu, pour écouter ses propositions (honnêtes). Dorothée et David se connaissaient bien. D'abord, la série est diffusée le dimanche dans « Des millions de copains » (reprise le 4 septembre) et, lui-même chanteur, il a participé à son grand show de Noël. David Hasselhoff, qui a assisté à beaucoup de ses émissions dans les studios de La Plaine-Saint-Denis, apprécie la pétulance, le dynamisme de Dorothée et sa relation amicale avec les enfants. Comme « Alerte à Malibu » connait désormais un succès international (142 pays et plus d'un milliard de téléspectateurs), il souhaite engager dans plusieurs épisodes des actrices venues d'autres continents, surtout des blondes pour ne pas trop changer. Quatre-vingt-dix épisodes en quatre ans (50 000 dollars l'épisode), il ne veut surtout pas s'endormir sur les lauriers du succès. Si ce n'est, bien sûr, une question d'emploi du temps - c'est prenant, « Club Dorothée » - l'amie des enfants n'a rien contre cette nouvelle carrière de comédienne. Comme on put le voir l'autre dimanche sur France 2, avec « Pile ou face », en compagnie de Noiret et Serrault, Dorothée n'a pas attendu cette proposition américaine pour montrer qu'elle savait jouer tous les rôles, même les plus dramatiques.
Se retrouver face à David Hasselhoff devant des caméras ensoleillées ne lui déplaît pas: « J'avoue que j'ai un coup de cœur pour David... professionnel, je précise. Il sait très bien vous faire partager tous ses enthousiasmes. Il est comme Jean-Luc Azoulay, mon producteur. Il vous dynamise tellement qu'on le suivrait au bout du monde. J'admire David. En plus, avec sa série, il poursuit son combat pour protéger l'environnement. Il a beaucoup de courage. » En tout cas pour « Alerte à Malibu », il faut être levé tôt. Dorothée a pu constater qu'à 6 h du matin, toute l'équipe est prête, David en tête. A cela, une raison: la lumière est bonne, le soleil pas trop dur encore. Pamela, qu'il appelle Pam, n'est jamais loin. Dorothée avait eu l'occasion de sympathiser avec elle, à Paris: - Je connais aussi leurs deux filles, deux petits amours Taylor Ann, qui à 4 ans, et Hayley Amber, 2 ans. Elles adorent, de temps en temps, assister aux tournages. D'ici quelques mois, Dorothée espère bien leur faire la surprise d'apparaître dans "Alerte à Malibu" : "Je reconnais que "K2000" que rediffuse TF1, n'est pas mal non plus, et que je me serais bien vue en train de parler à Kitt." A défaut, avec David, ils ont parlé chansons. Il a toujours un album en tête, mais manque de temps pour se retirer en studio. Dorothée, qui n'y était pas retournée depuis 5 ans, a retrouvé cet été le paradis américain. Elle sort son nouvel album en Octobre. Comme il est "made in Nashville", elle l'a baptisé "Dorothée à Nashville" ... tout simplement. De retour à Paris, Dorothée prépare la rentrée. Avec dans son équipe deux nouvelles recrues : Cyril Drevet et puis un magicien nommé "Majax" qui revient avec "Y a un truc. Dorothée a aussi en réserve des dessins animés et bien sûr, un bon stock d'épisodes "d’Alerte à Malibu".
Dorothée – Rock à Nashville
Vedette plus n°4 - Octobre 1994
Elle aime le rock, le twist et la musique classique. Mais c'est dans une ambiance très "country" que Dorothée a enregistré, à Nashville Un album (1994). Elle s'est retrouvée sur les traces d'Elvis Presley et des grands chanteurs de rock dont elle aime tant la musique. Un rêve que Dorothée a réalisé, et dont elle a rapporté des rythmes à ne pas pouvoir se retenir de danser !
- Tu viens d'enregistrer ton nouvel album à Nashville. C'était la première fois que tu y venais ?
- Dorothée : Oui, la toute première fois. J'avais déjà visité la Louisiane, New-York, La Californie, mais je n'avais jamais vu la ville de la musique.
- Quel effet ça fais de se retrouver dans la ville d'Elvis Presley, dans un studio mythique, où beaucoup de vedettes ont enregistré de grands succès ?
- Dorothée : Même quand je fais du rock à Paris, je pense à Elvis et à tous les musiciens qui m'ont marquée. Mais c'est vrai que le fait de me retrouver dans un studio américain, avec la barrière de la langue était comme une sorte de nouveau défi. Au départ, je me suis sentie un peu dépaysée.
- La manière de travailler est différente ?
- Dorothée : Non, en fait nous avons tous les même méthodes de travail, simplement, les musiciens ont apporté leur style à eux, leur sensibilité américaine, un son country et rock particulier à Nashville.
- Comment se sont passé les enregistrements ?
- Dorothée : Au départ, il y avait décalage. Sans doute le fait de ne pas travailler avec mes musiciens habituels. Mais ils ont aimé le style des chansons. Ils me demandaient souvent de leur traduire les textes. C'était très sympa. Ronny, le pianiste aveugle, avait une sensibilité extraordinaire. Et le violoniste country était vraiment exceptionnel. Quand ils jouaient un morceau, ils faisaient comme la plupart des musiciens quand l'ambiance est bonne : ils le poursuivaient en improvisant . Bref, tout le monde s'est entendu à merveille.
Décidément, la musique abolit toutes les frontières, y compris celle de la langue.
- Tu en avais déjà l'expérience en Chine ?
- Dorothée : C'est vrai. Mon voyage et mes concerts en Chine resteront l'un de mes meilleurs souvenirs les plus forts. Leur accueil, l'ambiance qui régnait dans la salle, les chansons en français qu'ils reprenaient en coeur. La musique a quelque chose de magique.
- Et toi, tu as succombé à la magie de la country ?
- Dorothée : Mon nouvel album a une note plus country, mais il y a aussi beaucoup de rock. Un rock très enlevé, très rythmé, comme je l'aime et comme le public l'aime aussi.
- Que penses-tu de cette expérience américaine ?
- Dorothée : Les musiciens étaient contents et moi, ravie ! Au départ, j'avais un peu le trac. Mais je me suis laissée emporter par l'atmosphère et leur manière de travailler. D'ailleurs, je vais leur envoyer l'album et les photos que nous avons prises pendant l'enregistrement. C'est très agréable de se sentir complice. On fait partie de la même famille.
- Mais tu faisais déjà partie de la famille puisque Cliff Richard, Jerry Lee Lewis et Chuck Berry ont chanté en duo avec toi !
- Dorothée : A chaque fois, j'étais très impressionnée de rencontrer les musiciens dont j'ai chanté les succès et qui m'ont fait aimer le rock. Et j'ai découvert des gens très simples, extrêmement gentils, avec qui je me suis sentie tout de suite à l'aise. Quand j'étais adolescente, j'adorais les films de Fred Astaire et je rêvais de prendre la place de Ginger Rogers. J'avoue aussi que j'avais un faible pour Cliff Richard. Quand je l'ai rencontré, pour chanter en duo, j'avais un trac fou. C'était quelque chose d'extraordinaire. A chaque rencontre, à chaque disque d'or, à chaque récompense et à chaque concert, je ressens toujours la même émotion.
- Tu es rentrée de Nashville avec de belles images ?
- Dorothée : Oui, je tenais à rapporter des images pour les copains. Le clip d'une de mes chansons a été tourné là-bas. Je tenais à rapporter des images de Nashville dont l'ambiance est très particulière. Là-bas, tout tourne autour de la musique.
- As-tu rapporté des instruments dans tes bagages ?
- Dorothée : Non, mais pleins de choses qui portent des franges. C'est moins encombrant que des instruments, et j'adore les franges. Je vais pouvoir adopter un look plus country !
- As-tu le trac pour ce nouvel album ?
- Dorothée : A chaque album, je prends conscience de l'importance qu'il aura pour moi. Plus j'avance, et plus j'ai le trac. Mais quand un album est fini, je commence à penser au prochain.
- Et ton prochain spectacle ?
- Dorothée : Pour le moment, aucune tournée n'est prévue. Mais je vais profiter du voyage de l'équipe à Nouméa pour chanter pour les copains d'Outre mer. Je vis au jour le jour. Je ne prévois jamais rien à l'avance.
- Dans ton album, il y a une chanson intitulée "Des millions de copains". C'est un hommage aux copains malheureux ?
- Dorothée : C'est une chanson que je leur dédie, et qui est devenue le générique de l'émission "Des millions de copains". Nous avons repris l'émission prés les vacances, et nous sommes prêts à tôt faire pour eux, aussi longtemps que nécessaire, en espérant toutefois qu'un jour prochain, il n'y ai plus de guerre et qu'on n'ai plus besoin de nous.
Sur France 2 après Canal+ - Maureen pour les enfants

1994
On avait découvert cette « petite Belge dans « Nulle part ailleurs », Maureen Dor a même droit à sa semaine d'animation de « Ce n’est pas le vingt heures ». Un dernier tour de
piste sur Canal + avant de rejoindre France 2, dès le mois de septembre, pour présenter l'ensemble des programmes jeunesse. Une « Dorothée bis » choisie pour son ton vif, dynamique et moderne par Dominique Cantien, directrice de la création de la chaîne et connue pour son talent à trouver des nouvelles têtes. Maureen sait qu'elle sera à l'antenne le mercredi après-midi, le samedi et dimanche matin et, pour certaines émissions, en direct et en public. Avec plusieurs complices dont elle ne connaît pas encore le nom. A 23 ans, c'est pour elle l'année de la réussite.
Maureen Dor : « J’aimerais bien parler à Dorothée »

24 décembre 1994
Le 24, sur France 2, vous animerez « Maureen Christmas », au profit des enfants hospitalisés. Quel est votre plus beau souvenir de Noël ?
Celui de 1993 où, dans la banlieue de Bruxelles, d'où je viens, nous avons, avec ma grand-mère, mes parents, ma grande sœur, mon petit frère, ma tante et dix-sept de mes trente cousins, improvisé une chorale pleine de tendresse et de gaieté.
- Dans cette émission, vous chanterez « L'enfant, c'est l'avenir de l'homme ». Le début d'une carrière de chanteuse ?
- Non. Mon métier, c'est d'être animatrice, pas chanteuse.
- Ce n'est pas incompatible. Voyez Dorothée...
- A chacun ses options.
- Quand on vous surnomme « Dorothée bis » cela vous flatte ou cela vous vexe ?
- Ni l'un ni l'autre. Je ne suis le clone de personne. Dorothée et moi n'avons ni le même âge, ni le même passé, ni les mêmes envies. Ni les mêmes moyens ! Moi, je fais des émissions artisanales. Et puis, je ne resterai pas vingt ans dans le même créneau.
- Jusqu'à quand vous voyez-vous animatrice-jeunesse ?
- Je ne sais pas. Trois ans peut-être...
- Dorothée, vous la connaissez ?
- Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de gens qui la connaissent vraiment. Je ne l'ai jamais rencontrée. J'aimerais bien lui parler un jour. Je suis contente d'avoir créé une petite brèche dans son monopole. La concurrence est stimulante pour moi, comme pour elle !
- L'autre mercredi, vous receviez Thierry Lhermitte. Vous le couviez des yeux. C'est votre genre d'homme ?
- Ah ! oui. Il est beau, drôle et pas bête du tout. J'appréhendais de le recevoir car j'étais malade depuis trois jours. Je me suis mise face à la caméra et la forme est soudain revenue. Le direct, je ne connais pas de meilleur médicament !

























