Articles - 1983 - Dorothée Show
- La drôle de Récré de Dorothée
- Dorothée : « Je suis restée une enfant »
- Les Forbans réveillonnent avec Dorothée
- Danses, claquettes et chansons
- Le rêve de Dorothée : avoir des jumeaux
- Le Noël de Dorothée
- Dorothée, la star du baby-sitting
- Dorothée Bis !
- Dorothée, la Mary Poppins de la TV
- Show-show Dorothée
- Un show pétillant comme du champagne
- Une maman-Noël
- Dorothée : l’autre idole des jeunes
La drôle de Récré de Dorothée
Télé 7 Jours – 3 décembre 1983
BIRKIN, BOUVARD, DRUCKER, CARLOS, PIVOT, FOUCAULT, SIMPSON-JONES DANS SON SHOW DE NOËL SUR A2.
Entrez, entrez, mesdames, messieurs, dans le grand show de Dorothée... Vous y verrez, le 24 décembre, à 20 h 35, la vie tout à fait imaginaire de l'animatrice de « Récré A 2» en vingt-sept séquences et dix-neuf costumes... Elle ne sera pas seule, mais dansera et chantera en compagnie de quelques-unes des « grosses têtes » de sa chaîne. Entrez, entrez, mesdames, messieurs, dans le grand show de Dorothée... Vous verrez Michel Drucker, son père, Carlos, son petit frère, Bernard Pivot, son instituteur, Jacky, son fiancé, Karen Cheryl et Jane Birkin, ses amies secrétaires, Philippe Bouvard, son imprésario flanqué d'une assistante, Elisabeth Tordjman, et deux agents de police obligés de ramener tout ce petit - ou grand - monde dans le droit chemin Patrick Simpson-Jones et Jean-Pierre Foucault. Entrez, entrez.... mesdames, messieurs.
PHOTOS BERNARD LEGUAY
Dorothée : « Je suis restée une enfant »
1983
Le 24 décembre au soir, A2 a décidé de devancer le Père Noël en déposant dans vos souliers, dès 20 h 30, un ravissant cadeau : « Dorothée, le show ». Un peu plus d'une heure de rire, de bonne humeur et de féerie.
Une émission située à mi-chemin entre les variétés et la comédie musicale. « Le thème ? Il s'agit, à travers une série de tableaux, de la vie d'une jeune femme, depuis sa petite enfance jusqu'à l'âge adulte. Je ne peux vous en dire plus surprise oblige ! J'interprète le rôle de cette jeune femme, à tous les âges (Dorothée en petite fille, quel régal !), et j'ai la chance d'avoir de merveilleux partenaires à mes côtés : Carlos est mon frère, Jacky mon voisin, Michel Drucker mon père. Quant à Bernard Pivot, il joue le rôle de maître d'école (il s'en tire fantastiquement bien !), et Philippe Bouvard celui d'un grand impresario. Sans oublier Jane Birkin, Karen Cheryl, le groupe « Les Forbans », ainsi que Patrick Simpson-Jones et Jean-Pierre Foucaut qui font une (trop) brève apparition. Tout cela, comme vous le verrez, est très gai, très coloré, dynamique en diable, et bouge formidablement bien. Une très belle réussite. Et un tournage dont Dorothée garde un excellent souvenir : « J'ai rarement vécu une expérience aussi enthousiasmante. L'équipe était formidable. Tout le monde travaillait dans la même direction (c'est rare à la télévision !). En plus, cette émission m'a donné l'occasion de faire beaucoup de choses, comédie, chant et danse. Ce fut un régal. Même si j'ai dû tourner tout le show avec les deux chevilles foulées !
Alors, petits et grands, soyez à votre poste, le 24 décembre prochain et, avec l'adorable Dorothée, remontez le temps, jusque dans les années 60. Mais n'allez surtout pas croire qu'elle vous livre ici les souvenirs de sa propre jeunesse : « il n'existe rien de commun entre la Dorothée du show et moi. Ainsi j'ai vécu les années 60, je ne les ai pas vraiment connues. J'ai eu une éducation très stricte. Elevée au Collège Notre-Dame de Bourg-la-Reine, je n'ai rien su du rock, des yé-yé, de Salut les copains et des sur-boums. Du reste, les surprise-parties ne m'intéressaient pas. Elles me faisaient plutôt peur : j'étais d'une telle timidité ! Mais, bizarrement, j'étais en même temps un chef de bande reconnu je travaillais un maximum, j'étais très studieuse, mais, lorsqu'il s'agissait de rigoler, j'étais la première ! Bavarde en diable et dissipée ! »
Pendant qu'elle évoque les souvenirs de sa jeunesse et de son adolescence, je la regarde attentivement et je me fais cette réflexion que, si elle a grandi, Dorothée n'a pas vieilli : « Bien sûr, j'ai dû m'adapter, devenir - en apparence du moins - une adulte, mais, tout au fond de moi, je suis restée une enfant. C'est d'ailleurs certainement pour cette raison que j'adore l'univers des enfants, leur innocence, leur naïveté et, dans le même temps, leur réalisme. Ils ont, à mes yeux, une immense qualité : ils possèdent ce que les adultes, dans leur grande majorité, ont perdu : une extraordinaire capacité d'émerveillement, une pureté, un désintéressement qui me bouleversent. »
Et Jean-Claude Azoulay, son producteur-impresario, qui assiste à notre entretien depuis quelques minutes, ajoute : « Attention, il ne faudrait pas croire que Dorothée est restée une gamine, incapable de s'assumer. Ainsi, si elle est terriblement paresseuse Dorothée acquiesce d'un grand sourire -, elle travaille énormément, elle est très perfectionniste et très exigeante, avec les autres, mais, avant tout, avec elle-même. »
C'est d'ailleurs cette exigence de chaque seconde qui explique que Dorothée, après avoir tourné à deux reprises au cinéma successivement avec Truffaut et Enrico -, a déserté le grand écran : « Daniel Ceccaldi m'a dit un jour : « Vous avez tourné avec Truffaut, vous avez mangé votre pain blanc ! » Et il est vrai que cette expérience a été formidable. Pour moi, Truffaut représentait exactement ce que je pensais des gens de cinéma : il est d'une attention, d’une délicatesse étonnante. Avec lui, on ne se rend pas compte qu'on est dirigée. On a l'impression de rester soi-même, de faire ce qui nous plaît et, parallèlement, il vous amène exactement à ce qu'il veut ! Vous comprendrez qu'après avoir connu ce type de tournage, je refuse de travailler avec n'importe qui et de faire n'importe quoi ! Et puis, il faut que le scénario me plaise, que les dialogues - très importants, pour moi, les dialogues - m'accrochent. Hélas, si vous saviez les scénarios qu'on me donne à lire... Alors, je préfère m'abstenir ! »
En attendant, Dorothée se consacre toute entière au petit écran. Un métier qu'elle aime profondément et qu'elle connaît à la perfection. Mais si, pour elle, les plateaux de télévision n'ont plus de secret, elle avoue que le trac ne l'a jamais quittée : « Lorsque je me suis retrouvée pour la première fois sur un plateau, aucun problème. J'étais parfaitement à l'aise. En vérité, j'étais inconsciente. Depuis, le trac, je connais ! J'en souffre et, en même temps, j'en ai besoin » Envisage-t-elle, un jour, d'abandonner la télévision ! « J'essaie de ne pas y penser. Tout en sachant que, du jour au lendemain, je peux cesser de plaire. C'est le lot de notre métier. »
Pour l'heure, en tout cas, ça va plutôt bien pour Dorothée. Peut-être même trop bien : elle aimerait décrocher quelques jours et partir vers le soleil. Un rêve qu'elle risque de ne pas concrétiser dans l'immédiat : du 21 décembre au 4 janvier, elle reprendra à Paris la comédie musicale : Pour faire une chanson avec laquelle elle a tourné cet été en province ; le 25 décembre, elle présentera SVP Disney, et, ensuite, ce sera de nouveau la ronde frénétique des Récré A2. Se plaint-elle de cette situation ! Non, car, au fond d'elle-même, elle sait fort bien que, loin de la télévision, elle finit par s'ennuyer…
Christian Roux-Pétel
Dorothée, le show - SAMEDI. A2. 20.35
Les Forbans réveillonnent avec Dorothée
1983
L'heure d'antenne la plus convoîtée par tous les gens du showbiz est incontestablement 20h30, le 24 décembre ! Le soir du Réveillon de Noël, de la fête familiale ou petits et grands se retrouvent tous réunis autour d'une bonne table bien garnie, impatients d'ouvrir tous les cadeaux si joliment emballés ! Seulement voilà, ce soir-là on ne dîne pas on soupe, alors on profite de l'heure de l'apéritif pour se distraire en regardant les super programmes que la télé nous a préparé pour ce grand soir. Cette année nous te conseillons donc spécialement de te brancher sur Antenne 2, afin de te régaler avec le Dorothée Show et tes copains, les Forbans ! Il régnait vraiment une ambiance d'une folle gaieté sur le plateau où l'on enregistrait le « Dorothée Show ». Il faut dire que réunir dans une même émission, outre la délicieuse meneuse de revue elle-même, Carlos, Les Forbans, Jacky de platine 45 et Michel Drucker, ne risque pas de créer une ambiance qui engendre la mélancolie !
Dominique le roi de la banane
Dominique le bassiste des Forbans a payé de sa personne... il n'a pas hésité à remplacer le coiffeur du studio ! En effet l'une des scènes du tournage exigeait que tout le monde soit transformé en rocker. Or qui dit rocker dit banane ! Et Dominique est tout simplement le roi de la banane, alors tout le monde est passé entre ses mains expertes, y compris le beau Carlos, et Jean Luc Azoulay, le producteur de l'émission, qui avait paraît-il toujours rêvé de porter la banane ! Alors croyez-moi, rien que ça, malheureusement pas enregistré par les caméras, fut un grand moment !
Pour faire une chanson
Pour une fois un show télévisé qui a un fil conducteur et ne se contente pas d'être une suite de numéros, ou chacun se contente de venir pousser sa chansonnette ! Toute cette joyeuse bande représente la jeunesse d'aujourd'hui : Michel Drucker est le père de Dorothée, Carlos son frère, Jacky son amoureux et les Forbans ses copains. Tous ensemble ont décidé d'écrire un tube « Pour faire une chanson. Il faut un peu d'imagination ! » dit le texte. Nous allons, ainsi suivre tout ce petit monde à travers différents passages de leur jeunesse y compris le service militaire des Forbans, pendant lequel Jacky sera leur Sergent. Le beau Bébert chantera un duo avec Dorothée. Au cours d'une autre séquence, nous nous retrouverons en salle de classe avec, devinez qui comme professeur... ? Bernard Pivot lui-même, qui ayant abandonné un moment ses chères lectures «d'Apostrophes», a endossé une blouse grise, chaussé des lunettes et, au tableau noir se lance dans des explications de théorèmes!
De quoi vous réconciliez avec les maths, on retrouve l'ambiance du fameux Lycée Papillon !
Tout le monde sur le plateau a été époustouflé par les dons évidents de comédiens des Forbans... ce qui est de très bon augure en ce qui concerne « Boulevard des Bananes » le film qu'ils doivent commencer à tourner au début de l'année prochaine.
Mais en attendant, ne manquez surtout pas le 24 décembre le « Dorothée Show » qui sera un merveilleux début de Réveillon. Vous irez de surprise en surprise !
Françoise COUSTEAU
Danses, claquettes et chansons

Le lot républicain – 10 décembre 1983
Toute menue (43 kilos toute habillée), Dorothée - de son vrai nom Frédérique - répète le show qu'elle présentera du 21 décembre au 4 janvier, au Champ-de-Mars. Le chapiteau, réaménagé, offre maintenant trois mille places. Elles sont déjà en grande partie louées. L'animatrice de « Récré A2 » a ses fidèles : en deux ans, elle a vendu quatre millions de disques. Un record. Plus qu'Hallyday. Plus que Sardou. Comme les Charlots, Dorothée est accompagnée de musiciens. Car elle danse, fait des claquettes et chante une dizaine de chansons. Malgré son succès, elle ne se prend pas au sérieux. Elle n'oublie pas que dans sa vie, tout est arrivé par chance et par hasard. Si Jacqueline Joubert ne l'avait pas remarquée... si la télévision n'avait pas créé un département jeunesse... si, si...
- Je me dis tous les matins que cela peut s'arrêter d'un jour à l'autre, explique-t-elle. Pour l'instant, j'ai la baraka. Si un jour, je ne l'ai plus, tant pis : je trouverai toujours un moyen de m'occuper d'une façon ou d'une autre des enfants. Ils m'aiment mais moi je les adore.
Dorothée. Du 21 décembre au 4 janvier, de 14 h 30 à 16h. Champ-de-Mars. Spectacle gratuit.
M.S.
Le rêve de Dorothée : avoir des jumeaux
VSD – 15 décembre 1983
Blonde, 1,58 m, 40 kg, 29 ans, minois de grande gamine, sourire malicieux, cheveux en baguettes : en l'espace de quelques années, Frédérique Hoschedé, alias Dorothée est devenue la madone des maternelles, ex-æquo avec Chantal Goya. Son terrain d'action préféré : la télévision. Un très bon indice d'écoute et côté chiffres un carton (4 millions de disques vendus !).
Normal alors qu'Antenne 2 lui ait demandé d'animer le super- show de la nuit de Noël, mis en scène par Robert Rea. Normal encore qu'elle y soit entourée du nec plus ultra-TV : Philippe Bouvard, Michel Drucker, Bernard Pivot, Patrick Simpson-Jones et... côté show-biz : Jane Birkin, Karen Cheryl, Carlos. Ne serait-ce que cela ? Non ! A partir de mercredi, Dorothée, égérie des moins de 10 ans, présente une comédie musicale sous un chapiteau de 3.000 places au Champ de Mars. Un spectacle patronné par Europe 1 et qui porte le nom d'un de ses tubes « Pour faire une chanson ». De quoi assurer son image de marque et arrondir son compte en banque.
« Heureuse ! s'exclame-t-elle en riant. Si je devais uniquement me contenter de ce que m'offre Antenne 2... : 2.000 F par émission ! » Et d'ajouter taquine : « De toute façon, mon argent, je n'ai pas le temps de le dépenser, il passe essentiellement dans les voyages et les sacs à mains. J'en possède une centaine, une folie, n'est-ce pas ? »
Dix kilos de plus
Dorothée, enfant gâtée ? Pas du tout. Pas son genre et puis quand on s'est battue pendant des années pour arriver, on a bien le droit de s'offrir quelques folies. Pour l'anonyme Frédérique Hoschedé, tout a commencé sur les bancs du lycée, où en classe de terminale, elle participe « pour du beurre » dit-elle, aux représentations théâtrales de fin d'année. Le temps passe. Frédérique prépare une licence d'anglais à l'université de Censier. Un matin de 1979 le téléphone sonne. Au bout du fil, Jacqueline Joubert lui propose d'animer les premiers « mercredis de la Jeunesse » sur TF 1: quatre heures d'émission hebdomadaires au cours desquelles elle a pour partenaire une marionnette. « J'avais un trac fou, avoue-t-elle, dix ans de moins, dix kilos en plus. Mon premier contact avec les enfants. Entre eux et moi, ça a tout de suite marché. Je crois qu'ils ont senti que j'étais sincère avec eux. »
A peine les jeunes téléspectateurs commencent-ils à se familiariser avec Dorothée que pour elle l'horizon s'obscurcit. En 1974, c'est l'éclatement de l'O:R.T.F. L'émission prend fin. « Vous n'êtes pas faite pour ce métier lui dit-on ». Pas rancunière, elle déclare aujourd'hui avec un brin d'ironie « tout le monde peut se tromper » : N'empêche. Dorothée connaît alors une période de vaches maigres : huit mois de chômage pendant lesquels elle court les petits cachets et fait tous les métiers.
Heureusement, un concours de speakerine à Antenne 2 la sort de cette mauvaise passe. Une fois encore, c'est Jacqueline Joubert, « ma deuxième maman dit Dorothée » qui l'avertit. Admise, Dorothée retrouve du même coup ses petits compagnons, grâce à « Disney Dimanche » et « Récré A2 ». Un bonheur n'arrivant jamais seul ! François Truffaut lui propose alors un rôle dans « l'Amour en fuite ». « D'abord j'ai cru à une mauvaise blague, dit-elle. Quand j'ai compris que c'était bien lui, j'ai piqué un de ces fards ! »
Deux ans plus tard, Dorothée tourne « Pile ou face » de Robert Enrico, avec Philippe Noiret et Michel Serrault. Depuis, côté cinéma plus rien. Pourtant ce ne sont pas les suggestions qui manquent, « mais on me propose toujours des rôles d'institutrice ou de speakerine gnangnan, proteste-t-elle. Que les enfants me prennent pour leur grande sœur d'accord. Mais les adultes ! De surcroît des professionnels. Ils m'imaginent toujours en jupe plissée et en socquettes blanches. Je suis capable d'exprimer des sentiments. Alors tant pis pour le cinéma. J'attends... »
Ce qui n'empêche pas Dorothée de poursuivre son petit bonhomme de chemin. Après avoir enregistré son premier disque « Dorothée au pays des chansons », les succès se suivent : « Rox et Rouky » se vend à plus d'un million d'exemplaires. Pareil pour « Hou la menteuse » et c'est déjà bien parti pour les deux nouveaux albums qu'elle vient de sortir pour Noël. Dorothée, vedette. Comme dans les contes on pourrait dire « elle fut heureuse et eut beaucoup d'enfants ». Mon rêve, dit-elle, serait d'avoir des jumeaux ! »
JEAN-PIERRE LACOMME
Le Noël de Dorothée
Le Figaro – 20 décembre 1983
Couettes espiègles, sourire malicieux et regard pétillant, Dorothée, l'animatrice vedette de la télévision, la petite chérie des séducteurs en culottes courtes offre un joyeux Noël à tous les enfants du 21 décembre au 4 janvier avec un spectacle de Jean-Luc Azoulay Pour faire une chanson, présenté sous un chapiteau de 3 000 places dressé au Champ de Mars (Deux représentations par jour, à 14 h. 30 et à 16 h. données à titre gracieux par A2, la mairie de Paris et Europe 1). Depuis cinq ans, depuis la création de Récré A2, Dorothée a su gagner les faveurs du jeune public. Pour faire une chanson est un cadeau offert par Dorothée à ses petits amis. En scène, douze musiciens, quatre danseurs pour mieux faire participer les enfants aux aventures de Dorothée aux prises avec le méchant génie Malvius qui a jeté un sort au théâtre. Abandonné, couvert de toiles d'araignée, c'est une ruine.
Mais Dorothée veille... Elle va ressusciter la fête à grand renfort de chansons et ballets, en montant sous les yeux des spectateurs un spectacle ensoleillé. Un seul mot d'ordre : strass sans stress.
Dorothée, la star du baby-sitting

Illustré – 1983
Les enfants l'aiment, tout entière, tout court et sans raison. Le soir du réveillon, la magie de leur idole opérera à coup sûr. Et ils pourront reprendre avec elle ses couplets dans le show de Noël, le 24 décembre, à 20.35 sur A 2.
L'enfance calme, sans histoires, tout près de Paris. Une vie sans télévision, entre un père ingénieur, une mère au foyer et un frère qui, lui, n'est pas devenu un saltimbanque. La vie facile quoi. Elle. Dorothée. Un semblant d'éternelle gamine. Elle ne veut pas grandir. Un petit minois. Tout pointu. Le regard qui perce. Tout pointu, lui aussi. Comme un manque de douceur. La vie lui est venue par hasard. Aucune expérience dans ce domaine, mais déjà la fascination des plateaux de TV truffés de spots et de techniciens, là où l'air est irrespirable. « On m'a engagée parce que j'avais un physique pour la TV et qui convenait aux enfants. J'ai eu beaucoup de chance, il n'y a pas d'autre explication. »
A la TV, on la dirige dans un créneau. Celui des émissions pour les enfants. Elle n'en sortira plus. Au début, il y a dix ans, un peu speakerine, puis tout à fait présentatrice de « Récré A2 », une émission qui marche depuis cinq ans. A 30 ans, Dorothée connaît la consécration. Avec Chantal Goya, c'est la nouvelle star des culottes courtes et sucettes teintées. Les petits l'aiment tout court, tout entière, sans raison.
Le secret de la réussite de Dorothée ? Un physique de gamine qui ne veut pas grandir, beaucoup de chance et une équipe qui prépare soigneusement toutes ses apparitions à la scène et à l'écran
Dorothée Bis !

Le nouvel observateur – 23 décembre 1983
A votre droite (T.F.1): Annie Cordy dans un divertissement musical aux allures de show boulevardier. A votre gauche (F.R.3) : Annie Girardot et Jean-Claude Brialy pour un conte de Noël en forme de déballage-cadeaux. Au centre : 1,62 m, 42 kg, plus de 4 millions de disques vendus en deux ans, un prénom, un label, un drapeau : Dorothée. C'est ce phénomène, au nez en trompette et aux airs de sainte nitouche, la coqueluche des petits et des papys, la queue de cheval la plus célèbre de France, qui lancera la soirée de Noël sur Antenne 2. Sur ses épaules : 2 millions de francs. Au programme : une comédie musicale - une vraie, à l'américaine ! - taillée à ses mesures par Jean-Luc Azoulay, l'ancienne nurse de Vartan. Une vie rose (bonbon) et bleu (layette) dans laquelle Carlos interprète le petit frère de Dorothée, Jacky et les Forbans les gentils copains, Karen Cheryl et Jane Birkin les bonnes copines, Jean-Pierre Foucault et Patrick Simpson-Jones les méchants gendarmes, Bouvard l'impresario véreux, Drucker le papa, Pivot le professeur ! Oui, Bernard Pivot ! Et qu'on se le dise : la diva des salons de lecture, blouse grise et fous rires à peine contenus, chantant « Au lycée Papillon » version rock, ça vaut son pesant d'apostrophes !
Suprême habileté : musiques et décors (somptueux), tubes récents mêlés aux bons vieux airs rock-and-rollant (madison, twist et Cie), Dauphine Gordini et station-service flambant rouge, le spectacle joue à fond la carte des sixties. Dorothée est en passe de battre Chantal Goya au box-office. Antenne 2 crève l'écran. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner sur quelle chaîne on attendra Papa Noël le 24 décembre.
CHRISTINE DEYMARD
Dorothée : le Show, samedi 24 décembre, A. 2, 20 h 35.
Dorothée, la Mary Poppins de la TV
Télé Magazine – 24 décembre 1983
La vie imaginaire de Dorothée est un show « destiné aux enfants avec autorisation pour les parents d'y assister ». Un show qui lui tenait à cœur. Ce qu'elle voulait ? Rassembler en ce soir de fête, quelques-unes des personnalités d'A2 comme les membres d'une même famille. Toujours timide, elle n'osait pas trop y croire, mais tous ont répondu « présent » : Carlos, qui joue son « petit frère », Jacky, son copain de toujours, mais aussi Bernard Pivot qui chante « avec beaucoup de classe » (comme il se doit puisqu'il joue son instituteur), son papa, Michel Drucker, etc. etc. Et puis Dorothée ayant une grande admiration pour Jane Birkin qu'elle ne connaissait absolument pas, elle prit son courage à deux mains pour lui demander sa participation. Et Jane se libéra aussitôt de ses obligations. De même que « Les Forbans » qui, dit-elle, « semblent vraiment vivre dans les années 60 », époque que nous restitue l'ambiance et les chansons écrites sur mesure pour toute la famille par Gérard Salesses. Sketches, chansons, enchaînements avec images sur voix off... Le tournage, paraît-il, s'est déroulé dans la plus folle gaieté, ponctué de nombreux fous rires...
DANS les bureaux où nous avons rendez-vous s'affaire l'équipe de « A.B. productions ». De jeunes et ravissantes personnes ouvrent des portes, sourient, passent, ferment des portes, repassent, sourient etc. Fauteuils design, tubes d'acier, tables de verre, moquettes. Ballets d'entrées et de sorties. On a l'impression d'être dans un décor où se répète une comédie musicale. C'est sûr, l'héroïne va apparaître. Et en effet, la voilà, c'est elle. Elle se glisse, toute modeste, par l'entrebâillement d'une grande porte blanche : Dorothée, la Mary Poppins du petit écran, simple, avec ses jolis yeux noisette, son sourire fin, son air de jeune fille de bonne famille. Elle m'entraîne, silhouette dansante légère. Nous traversons le bureau de Jean-Claude Azoulay, débonnaire derrière ses grosses lunettes, nous nous retrouvons dans un autre bureau qui serait tout pareil aux autres (fauteuils design blancs, acier, verre, moquette) s'il n'y avait un coin tapissé d'une avalanche de photos d'enfants, des blonds, des bruns, des sérieux, des rieurs, des grands, des moyens, des petits...
Là, Dorothée est dans son univers : « ils m'écrivent, ils me confient leurs vies, leurs problèmes ».
Pas besoin de chercher les raisons de son succès, on comprend dès qu'on la voit. Son charme évident est un mélange de spontanéité, de sincérité totale, en même temps que de retenue, presque de timidité, vaincue dit-elle, par l'amour de son métier, par son désir de communiquer : « à l'école j'étais timide, horriblement. Le théâtre a été une révélation. Les bonnes sœurs n'en revenaient pas. Sur scène j'étais une autre ». Elle n'en poursuivit pas moins ses études, tout-à-fait classiques, avec une assiduité qui l'étonne elle-même « je suis restée dans le même établissement de la maternelle à la terminale ».
Malgré les joies du théâtre elle aspire très vite à un moyen d'expression plus direct : « à une époque j'ai craint de me laisser enfermer dans un jeu un peu trop théâtral ». Jacqueline Joubert est la bonne fée qui lui donne accès aux studios de télévision : « c'est elle qui m’apprit le métier, tout le côté technique ». Mais dès son premier passage, elle sent le rapport spécifique qui s'établit avec le public de télévision : « au cinéma, il faut éviter de regarder la caméra. Et là, à la télévision, j'avais envie de m'adresser directement à elle, comme à chacun des téléspectateurs ».
Son instinct continue à la guider. Elle parle aux enfants comme si chacun d'eux était présent. D'ailleurs l'équipe de « Récré A2 » travaille avec le même souci. Bien sûr, il y a, à chaque émission, une trame solide, un thème choisi, des enchaînements, des sketches, des gags prévus, mais aussi beaucoup d'improvisation. « Parce que, dit-elle, avec les enfants les choses se passent dans l'instant et on ne peut pas tricher ».
Elle peut parler sans fin de son jeune public. Elle en a fait la connaissance directement cet été, à travers la France où elle a promené son show « Pour faire une chanson ». Ce qui l'a le plus étonnée, c'est la variété infinie des réactions des enfants. Aux quatre coins de l'hexagone qu'elle a parcouru à raison d'une représentation chaque soir, aucune salle enfantine n'a jamais réagi de la même façon. La seule unanimité : partout elle a fait salle comble, tous les enfants l'aiment, elle ne cesse de s'en émerveiller. C'était sa première tournée qui n'a fait qu'accroître son désir de contact direct.
Et le disque... ?
C'est pourquoi elle reprend le spectacle au Champ de Mars pendant les vacances de Noël, deux représentations par jour, gratuites, ce qui la ravit car elle a horreur de faire payer les enfants. Public, acteurs, musiciens, chacun participe au spectacle, c'est un « théâtre vivant » qui la passionne. Et le disque ? Elle sort un nouvel album de chansons modernes, inédites : « Dorothée ». Sur la pochette, des dessins de Cabu. Les chansons, elle n'en a pas écrit les paroles ni la musique, qui sont de J.F. Porry et G.Salesses, mais chacune a poussé sur quelque chose qu'elle ressentait spontanément et qu'elle traduit, avec sa très jolie voix au timbre net et cristallin, à travers une ronde de couplets où s'allient humour, imagination, tendresse, rythme, poésie. Tous les titres sont des réussites.
Avec Dorothée le temps passe vite, très vite, l'heure tourne. Alors heureusement, on ne parlera pas de sa vie privée. Elle en est très soulagée. Elle a une vie, comme tout le monde : « mais ce que les gens doivent savoir c'est que si on fait ce métier, c'est parce qu'on l'aime et que tout l'amour qu'on a, on le lui donne ». Simplement, elle est une jeune femme, vivante. Et elle raconte une anecdote : elle entre un jour dans un restaurant. Un petit garçon vient aussitôt vers elle :
« Toi, je te connais. Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je viens manger, comme toi.
- Tu manges?... Non, tu ne manges pas, tu es dans la télévision, tu ne manges pas !
Mais si, je t'assure, je mange, comme tout le monde ».
Le petit garçon, ébahi, n'a pas cessé de la regarder manger pendant tout le repas...
Rosine GUEUGNIAUD
Show-show Dorothée
Libération – 24 décembre 1983
Pendant les fêtes, heureux enfant, tu te reposes. Dorothée, elle, trime. En quatre jours, elle et son équipe ont bouclé pour toi, rien que pour toi, ce superbe show de fin d'année. Quatre jours c'est peu, mais le résultat n'est pas mal du tout. L'histoire, c'est l'histoire de Dorothée, enfin telle qu'on la raconte aux enfants. Dorothée-du-show (il y a aussi Dorothée-récré-A2, Dorothée-speakerine et une Dorothée-animée) a un petit frère : Carlos. Dans leur parc ils chantent « hou la menteuse, elle est amoureuse ». Elle a un papa oh ! C'est Michel Drucker : tous les deux ils chantent « Au piano avec papa ». Quand elle grandit elle va à l'école avec ses amis : Jacky, Carlos, Les Forbans. Le prof, devinez qui c'est ? Ça va faire rire vos vieux : c'est Bernard Pivot, celui qui demande toujours les résultats du foot avant le Ciné-club : ils chantent « Au lycée Papillon ». Dorothée chante aussi toute seule : « Noël Blanc », avec les Schtroumpfs, avec Jane Birkin elle joue à Psy-show : elles se sont déguisées en pompiste, on m'a dit que j'écrivais pour les enfants, alors je me retiens... Il y a une chanson super avec Dorothée, Karen Cheryl et Jane Birkin (la brochette-qui-tue) ; on retrouve Karen Cheryl plus tard (Karen-Cheryl au balcon, Noel aux tisons) et je n'ai plus de place, j'en oublie. Enfin quoi, c'est très bien ! Si on ne te laisse pas regarder ça, casse la télé !
Sur A2 à 20h35
Melle HH007
Un show pétillant comme du champagne
Le Parisien – 24 décembre 1983
Les petits ne tiennent pas en place et les grands retrouvent le plaisir de la fête et des cadeaux. Ce soir, c'est Noël. Une nuit où tout est possible. Où rêves impossibles et merveilleux se conjuguent au présent.
Un jour comme les autres, pourrait-on seulement imaginer le sérieux Bernard Pivot (celui d'Apostrophes) en instituteur d'une classe dissipée ?
Michel Drucker poussant la chansonnette au piano, et père de deux enfants, Dorothée et Carlos ?
Jean-Pierre Foucault en gardien de la paix, assisté de Patrick Simpson-Jones dans la même tenue ?
Un jour comme les autres, bien sûr que non. Mais aujourd'hui, oui. Ces scènes insolites, vous les verrez dans le « Show Dorothée » (A 2 - 20 h 35).
Un show en forme de comédie musicale, où tout le monde s'en donne à cœur joie, sur un rythme endiablé. Dorothée se régale. Cela se voit et s'entend aussi. Elle chante, danse et réalise un vieux rêve, celui de jouer le temps d'une séquence, le rôle de « Dorothy » qu'interprétait Judy Garland dans « le Magicien d'Oz ». Menée tambour battant, l'histoire de Dorothee et de son frère Carlos commence par une scène qui se situe dans un parc d'enfant. Carlos en barbotteuse, un bonnet de dentelle sur ses fins cheveux, agitant ses petites menottes tout de rose vêtu... C'est irrésistible !
D'autant que la suite du spectacle est à l'image du commencement, vivante et drôle.
On a souvent dit que les Français n'aimaient pas les comédies musicales. Pis encore, que de toutes les façons, ils ne savaient pas les bâtir.
Digne quant au rythme d'une comédie musicale « Made in U.S.A. », le « Show Dorothée » va en faire mentir plus d'un et convaincre les allergiques du genre.
Nos chères têtes blondes seront contentes : Dorothée, ils adorent. Quant aux parents, ils fondront devant Jane Birkin et Karen Cheryl en secrétaires, sans parler de Jacky et des Forbans.
Bref, tout le monde y trouvera son compte, et c'est bien un soir de Noël où les générations sont réunies pour une fête typiquement familiale.
Jean-Luc Azoulay a écrit pour Dorothée qu'il connaît bien, un scénario sur mesure. Robert Réa l'a réalisé avec un punch et un savoir-faire bien agréable.
Ce soir sur Antenne 2 vous dégusterez un spectacle pétillant comme une coupe de champagne.
Annie FERRER
Une maman-Noël
Le journal de Toulouse – 24 décembre 1983
Gaie, spontanée et jeune, Dorothée, l'animatrice de Récré A 2, se métamorphose pour un soir en Maman Noël. Dans sa hotte, un superbe cadeau sous la forme d'une comédie musicale, récit imagé de son existence. Pour cette histoire qui aura comme toile de fond les années « 60 » - période qu'elle aime particulièrement - Dorothée a choisi trois grandes vedettes de la télévision : Michel Drucker, Philippe Bouvard et Bernard Pivot que l'on verra dans des rôles inhabituels. Même Bernard Pivot chantera : « On croirait qu'il a fait ça toute sa vie », remarque Dorothée. Pour couronner la fête, elle a même reconstitué une de ces boums, symbole des années « 60 ». « Les Forbans nous ont fait des coiffures bananes, sauf moi...
Carlos, dont les cheveux sont pourtant très courts en portera une aussi ».
En 1973, Dorothée débute en animant les premiers "Mercredis de la jeunesse". Dix ans après, Antenne 2 lui offre d'ouvrir la soirée de Noël. Au mot consécration, Dorothée réagit : « Non, ce n'est pas une consécration mais un merveilleux cadeau que m'a fait Antenne 2. Cela s'est passé très simplement. On m'a demandé de faire une émission et j'ai proposé le sujet qui a été accepté. »
Mais Dorothée n'en reste pas là. Elle présentera au public parisien, du 27 décembre au 4 janvier, la comédie musicale de sa tournée d'été, mais remaniée. Quand on lui parle de comédie musicale, son visage rayonne. Apparemment, c'est sa passion, une telle passion qu'elle compte bien porter ce projet à l'écran, un jour. « Je voudrais réaliser une comédie qui soit dans le style Mary Poppins » ; ce qui lui permettrait de n'abandonner ni le chant ni la danse ni la comédie.
« Je refuse de me cantonner, dans un genre, je ne veux pas chanter des chansons uniquement pour les enfants, d'ailleurs, « Oh, la menteuse ! » ne leur était pas destinée particulièrement. Faire plusieurs choses est le seul moyen de se perfectionner.
Dorothée : l’autre idole des jeunes
La croix – 29 décembre 1983
Il est des sourires qui crèvent l'écran. Celui de Brigitte Fossey au cinéma. Celui de Dorothée à la télévision : un sourire complice, malicieux, charmant, qui apparut sur TF1 il y dix ans (comme le temps passe), lorsque la première chaîne lança ses après-midi du mercredi à destination de la jeunesse. C'est l'ancienne speakerine Jacqueline Joubert qui « découvrit » Dorothée, lors de représentations théâtrales d'amateurs montées dans son lycée.
Celle qui rêvait, comme toutes les filles, de devenir comédienne, connut ainsi la chance de sa vie. Un concours de présentatrices sur Antenne 2 en 1977, et voilà la jolie frimousse promue femme-tronc pour adultes : un tremplin pour qui cache, derrière la séduction, une tête bien faite, et aussi quelque talent : François Truffaut, puis Robert Enrico sauront révéler celui-ci, le premier dans l'Amour en fuite, le second dans Pile ou face. Certes, Dorothée ne sera jamais Isabelle Adjani, mais le pari est tenu, et l'on reverra à coup sûr la petite animatrice des étranges lucarnes sur des écrans plus prestigieux.
Pour l'heure, Dorothée est revenue à ses premières amours : les enfants. Le créneau était à prendre et déjà Chantal Goya, parfaitement dirigée par son mari Jean-Jacques Debout, en occupait une bonne partie. Dorothée lui sauta dans la roue, et les deux jeunes femmes se disputent aujourd'hui la palme dans les cœurs des tout-petits. En cette fin d'année, le gentil minois de Dorothée trône sur tous les programmes TV, sur les rayons de disques des grands magasins, à la devanture des librairies. Un show samedi dernier sur Antenne 2, des chansons aussi gnangnan que celles de sa concurrente directe : Hou la menteuse, Pour faire une chanson, Rox et Rouky, à longueur d'antenne sur les périphériques et quatre millions de disques vendus ! Sans parler, bien sûr, des émissions régulières, « Récré A 2 » (le mercredi) et « SVP Disney (le dimanche).
Un superbe palmarès. Et de beaux jours devant elle : Dorothée, qui a eu 30 ans en juillet, sait que son public enfantin, par définition, est intarissable...
Bernard LECOMTE

























